En bref

Pour distribuer vite et en grand nombre, prenez l’A6 ; pour détailler un message, l’A5 ; pour un présentoir, le DL. Le format se choisit d’abord selon la diffusion : main à main, boîte aux lettres, comptoir ou courrier. Pour un flyer conservé, montez le grammage ; pour un usage jetable, restez dans une gamme légère à moyenne. Sur une feuille SRA3, le nombre de poses change le coût : plus il y en a, plus le flyer revient bas par pièce. Le piège le plus courant : oublier le fond perdu de 3 mm, puis découvrir un liseré blanc à la coupe.

105 × 148 mm
format A6
148 × 210 mm
format A5
99 × 210 mm
format DL
320 × 450 mm
feuille SRA3

Un flyer est un petit support de communication, distribué ou déposé, qui porte un message court. Sa taille décide de trois choses : où il tient, combien de texte il accepte et combien il coûte à produire.

Cette page donne les dimensions exactes, le grammage que je recommande et le nombre de flyers qui tiennent sur une feuille d’imprimerie. Elle s’inscrit dans la rubrique impression, qui regroupe les imprimés de tous les jours : flyer publicitaire, carte d’invitation, brochure simple ou document de présentation.

Les formats de flyer et leur usage

La plupart des formats de flyer viennent de la norme ISO 216. Elle définit la série A : chaque format est la moitié du précédent, coupé dans sa longueur, avec le même rapport entre largeur et hauteur, 1 : √2. Un A5 est donc un A4 plié en deux, un A6 un A5 plié en deux. Une mise en page se réduit d’un format à l’autre sans déformation.

Le DL fait exception. Avec ses 99 × 210 mm, c’est un tiers d’A4. Il sort de la série A et se glisse dans une enveloppe longue. Le carré, lui, n’a pas de dimension normalisée : 148 × 148 mm revient souvent, d’autres cotes existent.

Format Dimensions Pour quel usage Point faible
A6 105 × 148 mm Main à main, comptoir, pare-brise, bon de réduction Peu de place pour le texte
A5 148 × 210 mm Usage polyvalent, salon, boutique, boîte aux lettres Plus encombrant en poche
DL 99 × 210 mm Présentoir, courrier Étroit pour une mise en page large
Carré 148 × 148 mm, autres cotes possibles Identité forte, peu de texte Ne rentre pas partout
A4 210 × 297 mm Flyer qui sert d’affiche ou de feuille d’information Encombrant, se plie mal sans pli prévu

L’A6 est proche du format courant d’une carte postale. Il se dépose sur un comptoir, sous un essuie-glace, et sert bien de bon de réduction ou d’invitation simple, parce qu’on le garde facilement dans une poche ou un petit sac.

L’A5 est le plus courant : c’est le compromis entre surface lisible et facilité de diffusion. Pour une entreprise qui veut un support standard, lisible et facile à remettre en main propre, c’est souvent le choix le plus sûr, y compris pour une opération de vente ou de lancement publicitaire.

Le DL, plié en volets, devient un dépliant : la frontière entre flyer et dépliant tient au pli.

Choisir selon le mode de diffusion

La vraie question n’est pas « quelle taille est la plus courante », mais « comment mon flyer va arriver dans une main ». Un flyer encombrant finit souvent à la poubelle avant d’avoir été lu.

Porte-revues en métal avec plusieurs brochures et magazines alignés dans un intérieur minimaliste
On voit un porte-revues en métal posé dans un intérieur épuré, avec plusieurs brochures et magazines rangés à la verticale. · Photo: Porte-revues minimaliste, Skylar Kang, Pexels License

Main à main

Je recommande l’A6, sauf si votre message demande plus de place. Il tient dans une poche ou un sac, ce qui augmente ses chances d’être gardé. Pour un tractage en rue avec de gros volumes, c’est aussi le format le plus économe, comme le montre le tableau plus bas. C’est le format standard d’un message court, avec une seule idée par côté.

Boîte aux lettres

La fente limite le format. Mesurez celles de votre secteur de distribution avant de choisir un A4 ou un carré : un flyer trop large se plie, se froisse ou reste dépassant de la fente. L’A5 et l’A6 passent le plus souvent sans difficulté. Pour une campagne de communication locale, je garde ce point en tête avant le choix final, surtout si la livraison se fait en tournée, avec un calendrier serré.

Présentoir

Le DL est adapté aux présentoirs étroits et hauts. Son étroitesse permet d’en aligner plusieurs, et sa hauteur de 210 mm reste visible. Si le présentoir est celui d’un partenaire, demandez ses cotes intérieures avant de lancer l’impression.

Courrier

Dans une enveloppe, le DL ou l’A6 sont les plus simples, selon la taille de l’enveloppe. Là encore, une mesure vaut mieux qu’une supposition : posez un flyer de la bonne taille dans l’enveloppe que vous utiliserez. Pour une invitation postale, ce contrôle évite le pli forcé à l’ouverture et un retour inutile.

Salon ou comptoir

L’A5 convient quand le visiteur prend le temps de lire : programme, offre détaillée, plan d’accès. Il se pose à plat sur un stand et laisse assez de place pour une photo et un texte. C’est aussi le bon format pour un document qui doit accompagner un service, une démonstration produit ou une offre express.

Formats, grammage et poses sur une feuille SRA3

Les imprimeurs ne produisent pas un flyer à la fois. Ils impriment plusieurs flyers sur une grande feuille, puis les découpent. La feuille courante pour ce travail est la SRA3 : 320 × 450 mm, un peu plus grande qu’un A3 pour laisser la place aux repères de coupe.

La règle de calcul tient en un chiffre : le nombre de rectangles qui tiennent dans la feuille, une fois le fond perdu ajouté. Le fond perdu est un débord autour du flyer, que la coupe retire : sans lui, un liseré blanc apparaît au bord. Dans beaucoup de gabarits d’imprimeurs, ce fond perdu est de 3 mm par côté. Un A6 de 105 × 148 mm devient donc un rectangle de 111 × 154 mm à placer sur la feuille.

Format Dimensions Usage Grammage que je recommande Poses sur SRA3 avec fond perdu de 3 mm
A6 105 × 148 mm Main à main, comptoir De 170 à 250 g/m² 8 (9 sans fond perdu)
A5 148 × 210 mm Salon, boutique, boîte aux lettres De 135 à 170 g/m² 4
DL 99 × 210 mm Présentoir, courrier De 135 à 170 g/m² 6
Carré 148 × 148 mm Impact visuel De 170 à 250 g/m² 4 (6 sans fond perdu)
A4 210 × 297 mm Affiche, information De 90 à 135 g/m² 1

Ces poses sont un maximum géométrique, calculé en testant les deux orientations du flyer sur la feuille. Prenez-les comme des ordres de grandeur : la zone réellement imprimable dépend de la machine, qui garde une marge pour la pince et les repères de coupe. Pour refaire le calcul vous-même, divisez 320 et 450 par les cotes du flyer majorées de 6 mm, gardez la partie entière, multipliez, puis testez l’autre orientation.

Ces grammages sont mes recommandations, pas des valeurs de norme. Elles s’appuient sur les gammes publiées par les papetiers pour les papiers d’impression : on trouve par exemple des papiers non couchés de 80 à 400 g/m², et des papiers couchés autour de 115 à 250 g/m² selon les références. Je recommande ces fourchettes sauf si votre papier impose autre chose : vérifiez toujours la fiche du papier choisi. Pour comprendre ce que mesure un grammage, voyez la page sur le grammage du papier.

La conséquence est directe : plus la feuille porte de poses, moins elle coûte par flyer, puisque la même passe en machine produit plus de pièces. C’est la raison pour laquelle l’A6 est économe en grand nombre, alors que l’A4, une seule pose, l’est beaucoup moins.

Et pour la question qu’on voit souvent, comment faire 4 flyers sur une feuille A4 : quatre A6 occupent exactement un A4, à condition de rester hors fond perdu.

Le grammage selon le format et l’usage

Le grammage se juge d’abord en main. Un flyer qui passe de main en main doit être plus épais qu’un flyer glissé une fois dans une boîte aux lettres : il se plie moins, il se froisse moins, il paraît plus sérieux. À l’inverse, un papier trop épais n’apporte rien à un flyer jeté après lecture.

Le papier compte autant que le poids. Le papier couché, traité en surface, rend mieux les photos et les aplats. Le papier non couché se laisse généralement mieux annoter : il convient à un flyer qui sert de bon ou de coupon à compléter.

Pour un flyer distribué en rue, je recommande un papier couché mat dans la fourchette du tableau. Le pelliculage soft touch, un film au toucher velouté, donne un effet plus marqué en main ; je le garde plutôt pour un flyer que l’on veut conserver ou remettre avec une brochure, un catalogue ou un accessoire de présentation.

En recto verso, regardez la transparence : un papier trop fin laisse voir l’autre face à contre-jour. Si votre flyer est imprimé des deux côtés, montez d’un cran de grammage.

Combien de texte tient sur chaque format

Un message, un appel à l’action : l’A6 en recto suffit. Un nom, une accroche, une date, un moyen de contact : la surface est courte, mais le lecteur lit tout en deux secondes.

Pour une offre développée, avec des horaires, un plan d’accès, plusieurs prestations, passez à l’A5 recto verso. Le recto porte l’impact visuel et l’accroche, le verso le détail pratique. Si votre texte déborde encore, la bonne réponse n’est pas de réduire la police, mais de changer de support : un dépliant plutôt qu’un flyer.

Je ne donne pas de taille de caractère universelle : elle dépend de la police, du contraste et de la distance de lecture. Le conseil reste simple : si vous devez plisser les yeux sur votre épreuve imprimée à taille réelle, le texte est trop petit pour un lecteur pressé. Pour savoir ce qui doit figurer sur le flyer, consultez la page sur les mentions à faire apparaître sur un flyer.

Carré et A4 : les cas particuliers

Ces deux formats sortent du trio habituel. Ils ont leurs défenseurs, mais ils posent des contraintes.

Ce que le format apporte

  • Le carré se remarque : sa forme change de la pile habituelle.
  • L’A4 offre une grande surface, utile pour un plan, un programme, une affiche.
  • Les deux donnent beaucoup d’impact visuel pour une image forte.

Ce qu’il complique

  • Le carré ne rentre pas dans tous les présentoirs ni toutes les enveloppes, et laisse moins de poses sur la feuille.
  • L’A4 est encombrant : il se plie, se froisse et passe mal dans une boîte aux lettres.
  • Plié en deux, l’A4 donne un A5 ; plié en trois, un DL : ce n’est plus un flyer, mais un dépliant.

Le piège, c’est de choisir l’A4 par réflexe, parce que c’est le format de la feuille de bureau. Je ne le présente pas comme un format par défaut. Je le garde pour les flyers qui se lisent comme une affiche ou une feuille d’information, posés à plat plutôt que tenus en main. Quant au carré, vérifiez le support de diffusion avant de vous engager.

Quel format pour vous

  • Si vous distribuez dans la rue, en gros volumes

    l’A6, sur un papier de 170 à 250 g/m².

  • Si vous tenez un salon, un comptoir ou une boutique

    l’A5, recto verso si le message est long.

  • Si vous avez un présentoir à l’accueil ou un courrier à accompagner

    le DL.

  • Si vous voulez une identité forte avec peu de texte

    le carré, après avoir mesuré présentoirs et enveloppes.

  • Si vous avez beaucoup d’informations à transmettre

    un A4 plié ou un dépliant.

Les erreurs qui font rater le choix

  • Trop de texte sur un A6 : le lecteur renonce à lire et le flyer perd son intérêt.
  • Choisir l’A4 par réflexe, sans vérifier comment il sera diffusé.
  • Prendre un carré sans avoir mesuré le support de diffusion : présentoir, boîte aux lettres, enveloppe.
  • Un grammage trop léger pour un flyer manipulé : il se plie, se marque et laisse voir le recto au verso.
  • Un fichier sans fond perdu : un liseré blanc apparaît à la coupe. Avec un gabarit à 3 mm de fond perdu, cela ajoute 6 mm à la largeur et 6 mm à la hauteur du fichier.
  • Confondre la taille finie du flyer et la taille du fichier avec fond perdu : un A6 fini mesure 105 × 148 mm, son fichier avec 3 mm de fond perdu par côté mesure 111 × 154 mm.

Ce qui fait varier le coût, sans les prix

Je ne donne aucun prix : ils bougent et dépendent de chaque imprimeur. En revanche, la mécanique de coût est stable. Elle repose sur quatre éléments : la quantité, le nombre de poses par feuille, le grammage et la finition. Plus il y a de pièces sur une même feuille, plus le coût unitaire baisse. Plus le papier est lourd, plus la matière pèse dans le total. Une finition comme le pelliculage ajoute une étape.

Gamme Ce qu’on y trouve Pour qui
Entrée Papier non couché ou couché léger, sans finition Flyers jetables, gros volumes, messages courts
Milieu Papier couché mat ou brillant, grammage moyen La plupart des usages de diffusion
Haut Papier épais, finition pelliculée, soft touch Flyers conservés, événements, image soignée

Récapitulatif

Ce tableau est la grille de lecture des critères, à garder en tête avant de valider un format.

Critère Quoi regarder Pour qui c’est décisif
Diffusion Main, boîte aux lettres, présentoir, courrier Tous, c’est le premier critère
Quantité de texte Un message ou une offre détaillée Ceux qui ont beaucoup à dire
Grammage Flyer manipulé ou jeté, recto verso Distributions en main propre
Poses Nombre de flyers par feuille SRA3 Gros volumes
Support de dépôt Cotes du présentoir, de la fente, de l’enveloppe Carré, A4 et DL