La publicité sur le lieu de vente, ou PLV, regroupe les dispositifs qui attirent l’attention sur une offre ou la mettent en avant dans le point de vente : affiche, présentoir, habillage de vitrine, totem ou mobilier. L’abréviation anglaise POS signifie point of sale ; selon le contexte, elle désigne le lieu de vente ou les supports qui y sont installés. La PLV est donc un usage, pas une technique d’impression.

L’ILV, ou information sur le lieu de vente, sert d’abord à informer et à orienter : repérer un rayon, comprendre une gamme, trouver un service. La frontière n’est pas toujours nette, puisqu’un même support peut guider le visiteur et valoriser une offre. Cette distinction évite toutefois de traiter toute signalétique intérieure comme une publicité.

L’impression grand format décrit au contraire une famille de productions et de procédés capables d’imprimer des visuels de grande dimension, sur rouleau ou sur support rigide. Elle sert la PLV, mais aussi l’événementiel, la signalétique, la décoration et l’affichage extérieur. Pour choisir sans confondre les deux, ce dossier part de l’endroit où le support sera vu, puis examine sa matière, son procédé, sa durée et sa distance de lecture.

Parcours du dossier

La matrice de choix : usage, support, format, exposition et procédé

Le tableau donne des familles compatibles, pas une recette universelle. La tenue réelle dépend du média précis, de l’encre, du séchage ou du transfert, de la finition, de la pose, de l’exposition et de l’entretien. La résolution maximale d’une machine ne fixe pas celle du fichier : le producteur doit donner une cible au format final, adaptée au support et au mode d’impression.

Contexte Supports et formats à examiner Exposition et vent Procédés courants à vérifier Durée visée Distance et niveau de détail du fichier
Vitrine film découpé aux cotes du vitrage ; affiche normalisée ou sur mesure derrière la vitre pose intérieure protégée ou face extérieure exposée ; vérifier les bords si le film prend le vent latex ou éco-solvant sur films compatibles ; UV selon le support campagne courte à pose semi-permanente moins de 1 m : conserver les détails fins, demander la cible en ppp au format final et contrôler les petits textes à taille réelle
Salon ou stand roll-up courant de 85, 100 ou 120 cm de large ; panneau et textile aux cotes de la structure intérieur sans vent, sauf structure explicitement prévue pour dehors latex ou éco-solvant sur média souple ; UV sur rigide ; sublimation sur polyester prévu pour le transfert événement ponctuel à réemplois réguliers 1 à 3 m : privilégier des titres simples ; valider les photographies au recul réel et selon la cible donnée par le producteur
Trottoir ou parvis stop-trottoir A1, A0 ou 50 × 70 cm ; drapeau et panneau selon le gabarit exact de leur structure extérieur exposé ; stabilité, emprise, eau et vent se vérifient sur l’ensemble monté UV, latex ou éco-solvant selon le média ; sublimation pour certains textiles polyester journée, saison ou campagne, avec démontage possible 2 à 5 m : la taille des caractères et la silhouette du visuel comptent davantage que les détails fins ; faire une épreuve réduite vue au recul prévu
Façade ou clôture bâche sur mesure ; panneau dimensionné avec sa structure porteuse extérieur fortement exposé ; calcul et fixation relèvent de la surface, du support et du site UV, latex ou éco-solvant selon le support et la finition campagne à exposition prolongée au-delà de 5 m : construire d’abord les grandes masses et le contraste ; confirmer la cible de fichier avec le fabricant avant tout agrandissement
Intérieur proche du public affiche de série A, panneau découpé sur mesure, adhésif mural, textile ou PLV en carton intérieur sans vent ; réaction au feu à vérifier lorsque le lieu l’exige latex, UV, sublimation sur polyester ; éco-solvant si le média et le local le permettent opération ponctuelle à installation semi-permanente moins de 2 m : préserver le détail des photographies et garder textes et tracés en vectoriel ; contrôler une zone critique à taille finale

La résolution utile commence donc par une donnée de production, exprimée en pixels par pouce au format final, et non par les dpi maximaux du traceur. Si le producteur demande 150 ppp pour une image de 100 cm de large, il faut environ 5 906 pixels en largeur : 100 ÷ 2,54 × 150. Agrandir mécaniquement un fichier jusqu’à cette valeur n’ajoute aucun détail absent de l’original. Une photographie moins définie peut rester convaincante à plusieurs mètres, tandis qu’un petit texte mal contrasté demeure illisible même avec beaucoup de pixels.

Les procédés ne se choisissent pas seuls

Latex : une production polyvalente sur médias compatibles

Les encres latex sont utilisées pour de nombreux films, vinyles, affiches, bâches et supports de décoration. Leur intérêt pratique dépend de la machine et du média : une impression prête pour la finition ne dispense ni de vérifier l’adhérence, ni de choisir un laminage quand l’abrasion ou l’exposition l’exige. « À base d’eau » ne signifie pas « sans impact » et ne prédit pas, à lui seul, la durée dehors.

Éco-solvant : courant en signalétique souple

L’éco-solvant est associé aux vinyles, autocollants, bannières et graphismes de signalétique. La compatibilité doit être lue dans la fiche du média et dans celle de l’encre. Une durée annoncée n’a de sens qu’avec l’exposition, l’orientation, la finition et les conditions de pose.

UV : direct sur rigide ou en rouleau selon l’équipement

Une presse UV à plat peut imprimer directement certains panneaux ; d’autres configurations travaillent aussi en rouleau. Le séchage sous UV et la possibilité d’imprimer sur un support ne garantissent pas que l’encre y résistera au pliage, au choc ou au retrait. L’adhérence et la flexibilité se testent sur la matière exacte.

Sublimation : surtout pour les textiles polyester prévus pour elle

La sublimation transfère le visuel sous l’effet de la chaleur, le plus souvent sur polyester ou sur une surface préparée pour ce procédé. Elle convient notamment à des drapeaux et habillages textiles, mais ne remplace pas l’UV, le latex ou l’éco-solvant sur papier, PVC ou panneau. La résolution maximale d’une imprimante de sublimation décrit un mode machine, pas le fichier obligatoire.

Le roll-up : compact, transportable, mais pas entièrement visible

Un roll-up déroule son visuel depuis une cassette posée au sol. Sa largeur commerciale renseigne l’encombrement général ; sa hauteur annoncée ne dit pas toujours combien de matière reste engagée dans l’enrouleur. Avant de préparer le fichier, il faut obtenir trois mesures distinctes : zone visible, longueur totale du panneau et partie basse nécessaire à la fixation.

Le guide Roll-up : formats, mécanisme et fichier à préparer compare les largeurs de 85, 100 et 120 cm sur un modèle documenté, puis les confronte à une seconde structure pour montrer pourquoi la marge basse n’est jamais universelle.

La bâche publicitaire : choisir d’abord pour le vent et la fixation

Une bâche pleine offre une surface continue, mais prend davantage le vent. Une matière microperforée laisse passer une partie de l’air, au prix d’un rendu moins dense vu de près. Le grammage seul ne suffit pas : ourlet, renfort, œillets, tension, nombre de points d’ancrage et support porteur forment un même système.

La page Bâche publicitaire : matières, œillets et fixation relie la matière à l’exposition, à la durée et au mode de pose. Elle permet notamment de distinguer une bâche d’événement, souvent manipulée, d’une surface maintenue dehors plus longtemps.

Le stop-trottoir : une affiche dans une structure exposée

Le stop-trottoir ne se résume pas à son affiche. Un modèle léger à pieds fixes, une embase lestable et une structure montée sur ressorts ne réagissent pas de la même façon aux passages, aux irrégularités du sol ou au vent. Il faut aussi compter l’emprise réelle de la base, pas seulement la largeur du visuel.

Le guide Stop-trottoir : formats d’affiche, modèles et tenue au vent met en correspondance les formats A1, A0 et 50 × 70 cm avec les familles de structures, puis rappelle que l’installation sur l’espace public peut être soumise à autorisation.

Le drapeau publicitaire : la forme vient après le sol

Un drapeau attire l’œil par le mouvement et la hauteur. Son choix commence pourtant au niveau du sol : une pique pour terrain meuble, un croisillon pour surface plane, un lest adapté lorsque le fabricant le prévoit. La forme — goutte, voile, plume ou rectangle — modifie la surface imprimée et la tension du textile, mais ne corrige pas un pied inadapté.

Le guide Beach flag et drapeau publicitaire : formes, tailles et pieds aide à associer forme, hauteur, embase et contexte d’installation, sans déduire une tenue au vent de la seule silhouette.

Le photocall : dimensionner depuis la photographie finale

Un photocall est vu par un appareil avant d’être vu par les participants. Sa largeur dépend du nombre de personnes, du cadrage souhaité et de la distance disponible pour le photographe. Un fond trop étroit laisse apparaître ses bords ; un motif trop grand disparaît derrière les corps ; un motif trop petit devient du bruit visuel.

Le guide Photocall : dimensions, matières et cadrage photo part du nombre de personnes et du plan de prise de vue pour estimer la largeur utile, puis donne des repères pour répéter un motif sans créer de zones vides au cadrage.

Ce qu’il faut mesurer avant de préparer le fichier

  • Si le public lit à moins d’un mètre

    mesurez la zone visible exacte, conservez les textes en vectoriel et contrôlez les images à taille finale.

  • Si le support sera vu en marchant

    simplifiez le message, augmentez le contraste et vérifiez la taille des caractères depuis la distance réelle.

  • Si le support reste dehors

    partez du vent, de l’eau, du soleil, des frottements et de la fixation avant de choisir le procédé.

  • Si le visuel doit resservir

    vérifiez le poids, le volume transporté, le montage, la possibilité de remplacer le visuel et la résistance aux manipulations.

Une préparation fiable repose sur le gabarit de la structure réellement utilisée. Il précise le format du document, la zone visible, les fonds perdus éventuels, les parties cachées, le profil colorimétrique et les limites de matière. Les termes « 85 × 200 », « A1 » ou « grand format » sont des points de départ, pas des fichiers de fabrication.

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